Galerie Corps et Scène
Sébastien Krauer
Lausanne, Suisse

Tél. +41 (0)79 310 87 62

vers la page d'accueil l'exposition actuelle la Galerie on-line les conférences du mardi les concerts de la Galerie
les liens essentiels les membres de la Galerie comment arriver jusqu'à la Galerie contactez-nous


                                        vous êtes ici : accueil > galerie permanente > Nicolas Tschanz

 

NICOLAS TSCHANZ & LES NIKKOGRAMMES

Acryliques et techniques mixtes sur toile
Peinture sur porcelaine



LES NIKKOGRAMMES

signes graphiques abstraits, tracés à la main l’un après l’autre de manière intuitive ou recherchée. la possibilité de pouvoir les travailler soit comme une lettre, soit comme une texture, ouvre des possibilités infinies.

c’est durant mon brevet fédéral de typographiste que j’ai inventé les nikkogrammes. pas du premier coup… il n’y a d’abord eu que de vagues signes, des courbes, des arrondis, des angles et des points (kandinsky ne devait pas être très loin). j’en dessinais des centaines, au stylo à bille; la moindre feuille de papier en était remplie! on distinguais déjà les formes actuelle des nikkogrammes, mais tracées de manière plus instinctive, moins technique. je suis graphiste, mon domaine est la lettre… et les nikkogrammes ont suivi ma passion. petit à petit, il se sont affinés, sont devenu plus proche d’un caractère, à la différence qu’ils ne veulent absolument rien dire, qu’ils sont totalement abstraits.

je n’ai eu de cesse de les faire évoluer. tracés en noir-blanc sur du papier, puis sur du calque, je les ai ensuite apposés sur des porcelaines et enfin sur des toiles. la toile est un support qui me convient; j’aime pouvoir choisir sa dimension et travailler sur des formats différents ne me dérange pas. au contraire, c’est une source de création supplémentaire. les couleurs, les textures réalisées en plâtre ou en medium épaississant et les collages sont venus s’ajouter à mon travail et les nikkogrammes s’y sont très bien adaptés.

 

LA PORCELAINE

un jour, l’envie de dessiner sur un support autre que le papier m’a amené à la porcelaine. ses formes souples ou carrées, cette matière lisse, son utilité mais surtout sa couleur blanche m’ont permis d’y apposer mes nikkogrammes. découverte primordiale dans mon œuvre, j’ai découvert la peinture sur porcelaine grâce à une céramiste passionnée et passionnante : alice kleely. je lui ai amené, un soir, un cendrier dessiné au stylo indélébile pour savoir s’il était possible de le cuire. sa réponse fut négative et elle m’apprit la technique de base, l’encre et la plume. sur un carrellage, on commence par mélanger de la poudre d’encre avec un médium épaississant, ensuite on dilue cette masse avec de l’huile d’anis. les quantités doivent être gérées avec précision sinon l’encre risque de devenir trop légère ou trop compacte. dessiner sur de la porcelaine demande dextérité et surtout patience. la finesse des traits, la construction des formes s’adapte parfaitement à mes nikkogrammes et le résultat obtenu est un mélange de géométrie et d’abstraction. la diversité des supports (assiettes, vases, carrelages, tasses, etc.) offre de multiples possibilités de jeu entre les blancs, les noirs et la forme.


Nicolas Tschanz